Friday, November 28, 2008

Wednesday, November 19, 2008

Le point sur les tarifs de rachat de l'électricité

  • qu'est-ce-que c'est ?
  • quels en sont les limites et les avantages ?
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  • qu'est-ce-que c'est ?
Définition : Lorsqu'un indépendant (professionnel ou particulier), produit de l'électricité, celle-ci est obligatoirement rachetée par EDF à des tarifs préférentiels selon que l'électricité est "verte". C'est une manière a-priori comme une autre, de favoriser les énergies renouvelables. Tels qu'ils sont actuellement utilisés, ils présentent toutefois quelques désavantages et conséquences

Actuellement, les tarifs de rachat sont les suivants, pour un kWh électrique produit :
A titre indicatif uniquement, tableau tiré du site http://www.industrie.gouv.fr/energie/renou/se_ren_a4.htm valables pour des installations installées à partir du 1er mars 2007. Pour les contrats pris avant, consulter le site.

à tître de comparaison, Nucléaire EDF : 4 c€/kWh

Filière Arrêtés Durée des
contrats
Exemple de tarifs pour les nouvelles installations
Hydraulique 20 ans 6,07 c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 pour les petites installations + prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la production
Biogaz et méthanisation
15 ans entre 7,5 et 9 c€/kWh selon la puissance, + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh , + prime à la méthanisation de 2c€/kWh .
Energie éolienne
15 ans (terrestre)

20 ans
(en mer)
- éolien terrestre : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
- éolien en mer : 13 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 3 et 13 c€/kWh pendant 10 ans selon les sites.
Energie photovoltaïque 20 ans - Métropole : 30 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 25 c€/kWh
- Corse, DOM, Mayotte : 40 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 15 c€/kWh .
Géothermie 15 ans - Métropole : 12 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh
- DOM : 10 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh

En résumé, l'élerctricité "verte" est rachetée entre 1,5 et 14 fois le prix de l'équivalent nucléaire pour EDF (infos sur www.edf.com/html/fournisseurs_elec/index.html).
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  • quelles en sont les limites et les avantages ?
Ces tarifs de rachat ont, de fait, plusieurs vocations :

1. Favoriser l'installation de production décentralisée d'énergies renouvelables
2. Favoriser l'industrie des énergies renouvelables
3. Désenclaver certaines énergétiquement isolées
4. etc

Cependant ces tarifs de rachat ont été et sont encore soumis à plusieurs lobbying, plus ou moins bien orientés.

(a) Le premier d'entre eux est le lobbying qu'on appellera populaire : cela fait bien de proposer aux citoyens de produire de l'électricité "verte" de façon rentable dans son jardin, ou à des compagnies de développer leur production d'énergie autonome. Il y a en effet un réel effet positif, tant financier qu'en terme de bilan carbone, à distinguer de l'effet "mesure populaire".

(b) Le deuxième est plus discret mais beaucoup plus puissant. C'est le lobbying industriel, financier. Il n'est pas mauvais en lui-même, la politique est faite de luttes d'influence, et il est normal que chacun défende ses intérêts dans une certaine mesure. Cependant, dans ce cas-si, l'effet est désastreux. Comme le tableau ci-dessus le montre bien, la répartition des tarifs est assez injuste et presque incohérente. On finance à outrance des énergies qui n'en ont pas besoin (éolien) ou dont la compétitivité est douteuse (le solaire, n'en déplaise à M. Giscard-d'Estaing). Ce système de financement aide l'industrie étrangère à inonder le marché français et ne favorise en rien la Recherche française. A l'inverse, des technologies faciles à mettre en oeuvre et fortement créatrices d'emploi sur le territoire (biomasse, géothermie, éolien offshore) sont étouffées par cette concurrence déloyale de l'éolien à-tout-prix et du 100% solaire.

Sunday, November 16, 2008

Compte-rendu de la conférence sur l'éolien, avec Valéry Giscard-d'Estaing, Corinne Lepage et Anne Lauvergeon

Commentaire du rédacteur de cet article

On ressort enthousiaste et déçu de cette conférence. Enthousiaste car on voit enfin arriver le jour où ces tarifs de rachat aberrants seront retravaillés, et le débat recentré. En effet, il est urgent d'avoir plus de pragmatisme en matière d'énergie. L'idéologisme a fait son temps, il faut aller vers plus de cohérence. Le but est de lutter contre le réchauffement climatique, et aussi la (prochaine ? Pas si sur) pénurie de ressources fossiles. On parle donc en termes d'énergies non-carbonées et d'énergies neutre en Carbone (biomasse). La France n'a donc pas besoin d'un développement excessif de l'éolien. De plus, dans ce cas précis, le bilan carbone aurait beaucoup de chance d'être négatif par rapport à la situation actuelle ! D'autre part, ce développement excessif coûtera 2,5 milliards d'euros au contribuable, permettra à certains concessionnaires de s'installer des rentes garanties extrêmement rentables sur le dos du même contribuable. Enfin, cela étrangle un peu plus la R&D française, qui est l'industrie (donc l'employeur !) de demain faut-il le rappeler. Encore une chose : l'éolien est une technologie mûre, rien à voir avec les besoins en solaire, biomasse, etc.

On en ressort également déçu. La conclusion logique n'a pas été tirée. Les critiques sur l'éolien doivent s'appliquer également sur les autres ressources énergétiques, depuis les tarifs inéquitables de rachat de l'électricité produite, jusqu'au manque de soutien à la R&D française face à l'industrie étrangère (sans non plus tomber dans un protectionisme suicidaire). On a l'impression que l'énergie patit elle aussi de cette nouvelle manière de faire la politique et de traiter les problèmes : à coups de subventions d'urgence et de décisions à chaud, en apparence populaires, mais sans maturité et à pérennité douteuse.

Dominique Pons

RESUME de l'introduction de l'Institut Montaigne, par Vincent Le Biez, auteur de Eolienness, nouveau souffle ou vent de folie ? (Je reproduis ci-dessous l'introduction à la conférence de Vincent Le Biez)

En dépit des contre-argumentaires avancés par les professionnels de l'éolien industriel, l'Institut Montaigne persiste et signe : l'énergie éolienne ne répond pas à un besoin en France, étant donnée la structure de son parc de production d'électricité, composé principalement de nucléaire et d'hydraulique, et, donc, particulièrement sobre en terme d'émissions de CO2. Par ailleurs, la réalisation des objectifs du Grenelle de l'Environnemen, à savoir 25 GW d'éolien installé d'ici 2020, se traduirait par un surcoût pour la société de l'ordre de 2 à 3 milliards d'euros. Le développement actuel de cette technologie s'explique uniquement par des tarifs d'achat garantis aux producteurs par l'Etat sur 15 ans, tarifs particulièrement attractifs, financés par les consommateurs d'électricité et qui permettent la constitution de “rentes vertes” dont le bien-fondé est discutable.

RESUME de l'Intervention de Madame la Présidente du Directoire d'Areva, Anne Lauvergeon.

D'ici à 2050, les spécialistes de tous bords s'accordent sur une multiplication par deux de la production d'énergie électrique. En prenant en compte l'engagement général de diviser par deux la quantité de CO2 produite au Wmh, on arrive au fameux “facteur quatre”.

Qui produit le CO2 ? Essentiellement les pays développés et les grands pays émergents, soit en tout une trentaine de pays. Le protocole de Kyoto ne concern(ait)e que les pays développés. Il est urgent de refaire un Kyoto avec les deux catégories de pays.

Petit Historique de la politique énergétique européenne :

Le débat s'est historiquement placé sous l'angle anti-nucléaires/pro-nucléaires. Aujourd'hui, il se déplace peu à peu vers avec-C02/sans-C02. Cependant le débat historique est encore dans les esprits et chacun a gardé ses réflexes. Il faut sortir de ce débat stérile de anti/pro à propos du nucléaire et regarder la réalité en face. D'autre part, il n'y a pas de politique européenne de l'énergie actuellement. Il y en a 27 ! C'est compréhensible vu la diversité des ressources et politiques de chaque membre de l'union. Il est dérisoire d'imaginer que chaque pays ait la même distribution énergétique que ses voisins. Il faut plutôt voire les 27 comme complémentaires.

Cependant, vu d'Areva, les énergies renouvelables, et donc l'éolien, seront le vecteur du développement au XXIème siècle, en particulier l'éolien offshore, qui connait un fort développement. La politique d'Areva est de construire des parcs éoliens flottants loin des côtes. Areva construit actuellement le plus grand parc offshore d'Europe au large de l'Allemagne, à 42 km de la côte. La compagnie développe également les filières biomasse et piles à combustible.

Lors de l'étude de (nouvelles) politiques énergétiques, il faut bien regarder les coûts et les risques, la compétitivité aussi. La rentabilité est au final la vraie raison d'un développement, face à la concurrence européenne, américaine et surtout chinoise. La Chine est en train de se positionner en leader sur le marché de l'éolien par exemple.

Enfin, Madame Lauvergeon a tenu a souligner qu'Areva a reçu plus de lettres de protestations contre l'Eolien que contre le Nucléaire...

Au cours du débat, elle a tenu à rappeler que l'éolien n'est compétitif que grâce aux subventions. Selon elle, il est normal de subventionner les nouvelles énergies, le Nucléaire en a bénéficié lui aussi à ses débuts, comme toutes les autres. Mais il n'est pas bon de subventionner à ce point-là. C'est moins cher pour le producteur seulement (le concessionnaire rentabilise son éolienne en quelques années, puis vit d'une rente très très large ! pendant quinze ans sur le dos du contribuable). Le tarif de rachat profite à l'industrie, pas à la R&D. Actuellement on ne fait qu'écouler des stocks d'éoliennes, favorisant les companies étrangères (allemandes, chinoises, etc) et étouffant littéralement les PME/PMI françaises qui elles misent sur la R&D. On est en train de tuer dans l'oeuf l'industrie française naissante.

Conclusion de Madame Lauvergeon : le but réel est de décarbonner l'énergie. Il faut être également compétitif et pratique. Cela limite le lobbying et pousse à mettre en oeuvre les vraies solutions, sans tomber dans l'idéalisme ou les débats stériles.


RESUME de l'Intervention de Madame la Ministre de l'Environnement, Corinne Lepage, fondatrice de Cap21.

Madame Lepage s'en tient, et s'y accroche, aux objectifs fixés pour 2020 en Europe : 23% d'Energies Renouvelables (sous-entendu non nucléaire). La France est actuellement vers 10% (essentiellement l'hydraulique). L'Eolien a des inconvénients, mais existe-t-il une énergie sans inconvénients ? Il serait intéressant de mettre autant de critiques sur le Nucléaire que sur l'Eolien (ndlr : de ce côté-là, Madame Lepage peut se rassurer. On peut également lui reprocher de rester imprécise et superficielle dans son discours : pas de chiffres et interventions peu convaincantes).

Au cours du débat qui a suivi, Madame Lepage a considéré la facilité de mise en oeuvre des éoliennes. Ainsi, lorsque l'énergie solaire sera prète, il sera plus facile de démonter 10000 éoliennes que de démanteler plusieurs centrales nucléaires. Quant à l'investissement et le coût que cela représente, elle met en garde contre un retard de notre industrie si rien n'est fait pour la subventionner : aux USA, Barack Obama vient de promettre 150 milliards de dollars pour les Energies Renouvelables et la Pile à Combustible.

Conclusion de Madame Lepage : il existe beaucoup de lobbies, d'intérêts économiques variés et contraires. Face à cela, il faut absolument s'en tenir aux 23% d'ENR en 2020.


RESUME de l'Intervention de Monsieur le Président de la République, Valéry Giscard-d'Estaing.

Il commence par radoucir le débat par une plaisanterie sur... Montaigne, dont il a veinement cherché une citation sur les éoliennes, sans succès !

En référence aux sondages donnant l'éolien comme relativement bien accepté, VGE a soulevé le question du paysage français, à protéger autant que le reste de la nature. Dans un sondage, on interroge un panel représentatif de citoyens. Or la majorité des citoyens Français est citadine. Si on interroge un citadin à popos des éoliennes, il répondra facilement positivement, car ces éoliennes seront à la campagne donc pas sous son nez. Tout changerait si on lui demandait devant sa maison de campagne... On demande à des citadins de s'exprimer sur un phénomène rural.

Pourquoi ne pas protéger le paysage français de la même façon qu'on a protégé le littoral français ? Le tourisme, et d'une certaine manière le prestige de la France, est un tourisme culturel, qu'il faut conserver soigneusement. On n'ira plus en France avec autant de plaisir lorsqu'il y aura des éoliennes ça et là, qui viendront gacher les clochés, l'architecture locale, etc.

Il y a deux façons de classer les énergies. La première est la moins biaisée : avec CO2/sans CO2. La deuxième est beaucoup plus politisée et sujette aux lobbies : sans-nucléaire/avec-nucléaire, qui est la distinction historique. Lorsque les organisations mondiales parlent d'énergie verte, elles parlent en fait de {sans CO2 ET sans nucléaire}. Du coup la France, forte de ses 80% de nucléaire, ne pourrait pas ou plus se ranger dans la catégorie des pays non polluants ! Elle a même du promettre de passer à 23% d'énergies {sans CO2 ET sans nucléaire} pour 2020. C'est totalement illogique, et pas forcément gagnant en terme de bilan carbone. Les éoliennes installées pour y parvenir nécessitent une puissance équivalente en centrales fossiles pour “quand il n'y a pas de vent”.

Toutefois, l'Europe serait en train de revenir à une position plus raisonnable, celle de considérer les énergies sans CO2 et non celles {sans CO2 ET sans nucléaire}. Ce n'est pas en % d'ENR qu'il faut raisonner mais en % d'énergies non polluantes.

Pour VGE, les éoliennes sont une option inutile et trop coûteuse.

Inutile : La distribution actuelle du parc énergétique français ne laisse pas de place à l'éolien.

Trop coûteuse : leur développement est uniquement du au tarif de rachat largement supérieur à ce qu'il devrait être pour une technologie déjà mûre, pour laquelle la R&D s'efface devant l'Ingeniérie.

D'autre part, il faut toujours considérer les 2 aspects de l'investissement en Energie :

  1. le coût/les problèmes de production
  2. le coût/les problèmes de stockage

Quant à l'éolien, son prix trop élevé de rachat par EDF est financé par l'Etat (qui détient à 80% le capital d'EDF), et donc le contribuable...

Digression sur la politique européenne de l'énergie :

Actuellement, l'énergie produite en France est très peu chère par rapport au prix du marché européen. Par exemple, l'éolien coûte très cher à l'Allemagne. Du coup, les prix EDF (et maintenant ceux des autres acteurs de ce jeune marché libéralisé) ont tendance à s'aligner sur ceux du marché local européen. On vend l'énergie plus chère que si le marché était fermé.

Enfin, l'avenir, ce n'est pas le vent, c'est... le soleil, pense VGE. Et de rappeler la création sous son mandat du Commissariat à l'Energie Solaire, que seul le solaire peut répondre aux besoins mondiaux, pas le vent. (ndlr : c'est à ce moment-là que VGE a tort. Il tombe dans le piège classique du tout-solaire, qui actuellement présente les mêmes problèmes que l'éolien, en pire : le tarif de rachat du solaire est encore plus démentiel (racheter le solaire jusqu'à 14 fois le prix du nucléaire... pour l'éolien, ce n'est qu'un facteur 3...), et encore plus soumis aux lobbies, à en voir la complexité et l'illogisme du décret d'application de la loi correspondante du Grenelle. C'est un profonde injustice encore une fois pour la R&D, et pour les autres secteurs d'énergie sans carbone).

Il termine par une petite phrase sybilline, en référence au rejet par les Français de sa Constitution, au sujet des divergences entre les politiques françaises et européennes de l'énergie : “les Français ont une certaint capacité à dire NON l'Europe”.

Conclusion de M. le Président Giscard-d'Estaing :

  1. il faut décarbonner, c'est une urgence.
  2. De façon pratique, il faut baisser le tarif de rachat de l'électricité éolienne, il est abusif
  3. Favoriser ainsi les PME/I françaises.
  4. développer de préférence l'offshore, mais aussi l'éolien terrien, bien sûr. Cependant il faut rester raisonnable.
  5. Devenir un pays d'avant-garde en matière d'énergie solaire, en y reversant les surplus récupérés sur les dépenses folles engagées sur l'éolien via les tarifs de rachat.

Sunday, November 2, 2008


L'ensemble de ce dossier sur les perspectives énergétiques futures est téléchargeable ici. Autrement vous pouvez le lire en ligne en suivant les pages à votre guise...

Conversion
d’Energie : Quelles Perspectives ?


plan de l'étude :



On entend souvent parler du problème de l’énergie, et c’est bien. Cela montre une prise de conscience mondiale, du facteur environnement, et un début de prise de responsabilités de la part des principaux acteurs politiques et économiques. Et la hausse du prix du baril aura au moins un impact positif, celui d’obliger ces mêmes acteurs à réagir rapidement. C’est la première fois qu’il y a une telle convergence d’intérêt entre Environnement et Economie.
Ce devrait être l’un des thèmes majeurs de la présidence française de l’Union Européenne, et des prochains sommets du G8, même avec la crise financière actuelle.


Beaucoup d’études réalisées à ces occasions soulignent que, de l’énergie, il y en a partout, comme l’illustre le schéma ci-dessous. Et en effet, entre le soleil sur la plage, les forts vents côtiers et la puissance des vagues, le vacancier que vous serez dans quelques semaines pourra trouver que la nature déborde d’énergie, même « verte » : il n’y a qu’à se
servir, dirait-on !


Mais une partie du défi consiste à convertir ces énergies sous des formes utilisables telles qu’électricité ou chaleur surtout. S’ajoute à cela le critère incontournable de rentabilité par rapport à la référence qu’est le pétrole, même à $130 le baril : le consommateur est-il prêt à
travailler plus pour consommer moins ?


Pourtant, réussir le défi de la conversion de l’énergie est une des clés d’un développement durable responsable et concret. Explications et Perspectives, par Dominique Pons, Ingénieur diplômé l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville
de Paris
et Master Recherche 2 en Energie à l'Ecole Centrale de Paris.

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plan de l'étude :